| Quelle est cette douleur brûlante et languissante qui vient de l'intérieur,
qui nous lance des picotements à l'entrée de notre cœur. Quel est cet état qui envahit notre « âme »,
nous laissant suspendu dans le temps, bloqué dans un coin du néant, démuni, soumis.
Nous arrachant au monde réel,
pour nous transporter dans ce monde virtuel. Serait-ce l'absence ?
Le corps inerte, offert, parfois paresseux,
endormi dans un état de bien-être ou de tristesse intense.
Elle nous laisse ainsi le temps d'un instant,
L'instant d'un moment ou elle seule, reste la maîtresse de nos sens. Jouant de nous avec les aiguilles du réveil, l'absence nous laisse sans répit.
Elle nous frappe de sa présence chaque seconde, chaque minute,
Chaque heure et à tout moment de notre vie.
Restant l'alliée de nos rêveries, jouissance de l'éveil qui soigne nos maux.
Il suffit de fermer les yeux pour voir, sentir, la rosée d'un matin,
la chaleur d'une flamme, la douceur d'une plume, le souffle d'un mot.
Elle est le vide et le plein à la fois, la douleur et le bonheur, le début et la fin.
Nous laissant le choix de construire ou ne pas construire.
De rester éveillé ou bien de dormir. Seul, est celui qui n'a pas connu l'Absence,
Qui ne l'a pas touché, embrassé, serré, aimé où bien même détesté.
Car elle fait partie de notre vie, nous rappelant ainsi, notre éssentiel.
Nanou Monterin
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