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Hier,
aujourd'hui
et demain
Chaque
semaine compte deux jours pour lesquels
nous ne devrions pas nous faire de souci, deux jours
où il ne nous faudrait connaître ni crainte,
ni appréhension.
Le premier jour, c'est hier, qui porte le fardeau de ses soucis,
de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances
et de ses chagrins.
Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l'or
du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire
les actes accomplis, les paroles prononcées.
Hier est un jour révolu. L'autre jour qu'il convient de mettre
à l'abri des soucis, c'est demain, plein de grandes promesses,
de piètres résultats, de malheurs possibles et de
fardeaux.
Demain échappe à notre emprise. Le soleil se lèvera
inexorablement dans la splendeur ou derrière un voile de
nuages. Jusqu'à son lever, nous ne pouvons miser sur rien,
puisque demain n'a pas vu le jour. Il ne nous reste donc qu'aujourd'hui.
Tous nous pouvons livrer bataille pendant une petite journée.
Nous ne faiblissons et ne chavirons que si le poids d'hier et de
demain -
ces deux terribles éternités -
s'ajoutent aux inquiétudes d'aujourd'hui.
Ce ne sont pas les expériences d'aujourd'hui qui nous désespèrent,
c'est l'amertume du remords
de la veille et la crainte de demain.
À CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !
Anonyme
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Peut-être
que oui,
peut-être que non
Il
était une fois un modeste paysan de la vieille Russie. Il
était veuf et n'avait qu'un fils.
Un jour, son cheval disparut.
Tous ses voisins le plaignirent, en disant q'une bien triste chose
était arrivée. "Peut-être que oui, peut-être
que non", répondit-il. Trois jours plus tard, son cheval
revint accompagné de trois chevaux sauvages.
Les voisins l'envièrent et lui affirmèrent :
"Quelle chance tu as !".
A quoi il répondit : "Peut-être que oui, peut-être
que non". Son fils tenta de monter l'un des chevaux sauvages,
tomba et se cassa une jambe. Les voisins dirent : "Quelle guigne
!" - "Peut-être que oui, peut-être que non",
répondit une nouvelle fois le paysan. Trois jours plus tard,
les huissiers du tsar vinrent chercher tous les jeunes hommes valides
pour les enrôler dans l'armée, et le fils du paysan
ne fut pas enrôlé. "Quelle chance tu as !
"Déclarèrent
les voisins au vieux paysan.
Nous ne voyons qu'un tout petit bout de notre réalité.
Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences
que nous vivons !
Sagesse de LAO-TSEU
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